Maam Thiarah MBAYE : 50 ans au service de Dieu et des hommes…

Le dimanche 12 janvier dernier, l’Église Jésus-Bon Pasteur de Thiès avait refusé du monde…

En effet, venus de tous les coins du Diocèse et d’ailleurs, les fidèles chrétiens ainsi que les proches et amis s’étaient donnés rendez-vous en cette paroisse du Doyenné Urbain pour célébrer le Jubilé d’Or de l’Abbé Christian MBAYE, plus connu sous le nom emblématique de « Maam Thiarah MBAYE ».

Un nom qui a traversé les âges et qui a marqué plus d’un !

Né en 1936 à Tivigne-Diassa, dans le village très connu de Mont Rolland, il fut élevé par son oncle maternel avant d’être pris sous l’aile du Père Albert POUGET, Curé de la paroisse, des mains de qui, à l’âge adulte, il recevra le baptême.

C’est ce dernier qui l’enverra au petit séminaire de Ngazobil. Une formation et un cursus scolaire qui le feront ensuite passer par les Séminaires de Hann à Dakar et de Sambam, à Sébikhotane. Il reste profondément marqué par son passage à Ngazobil, notamment par la rigueur et les conditions très rudes de formation dispensée alors par les Pères missionnaires en charge du petit Séminaire.

Le 11 janvier 1970, avec quatre autres candidats, plus précisément, les abbés Jacques FAYE (+), Pierre DIENE (+), Henri SÈNE (+) et Eugène NDIONE, il recevra des mains du premier Évêque du jeune Diocèse de Thiès, Monseigneur François-Xavier NDIONE (+), la grâce de l’ordination sacerdotale dans la cour de l’actuelle école Daniel BROTTIER. Il choisit comme devise sacerdotal : « Ambula coram me et esto perfectus », Marche en ma présence et sois parfait » (Gn 17, 1).

Commence alors pour lui un long périple missionnaire qui l’emmènera successivement au Léhar, où il retrouve le P. POUGET; à Abidjian, en Côte-d’Ivoire, pour suivre une formation en Catéchèse; à la paroisse cathédrale de Sainte Anne, avant de retrouver ses racines comme Curé de Mont Rolland. Un séjour qui va lui permettre, grâce à ses amis, de procéder à l‘agrandissement de l’église paroissiale qui était devenue très petite pour le grand nombre de fidèles qui la fréquentait.

Après un séjour d’une année à Solesmes, en France, il retrouve l’Abbé Raphaël WADE à la Cathédrale.

Au bout de deux années, il rejoint l’abbaye bénédictin de Keur Moussa.

De là, il est affecté dans le Baol, plus précisément à Ndondol et à Diourbel, avant d’atterrir au Foyer Séminaire Sainte Anne comme Directeur spirituel.

Avec l’âge, il sera déchargé de ses fonctions pastorales et résidera à Baback, ensuite, à la paroisse Jésus-Bon Pasteur où il se trouve désormais.

Toutes les voix s’accordent pour reconnaître en ce digne fils du clan « djiohob », un homme passionné et un animateur hors-pair qui avait fini de conquérir les foules qui venaient de partout pour l’écouter chanter et animer les célébrations. Passionné de liturgie, il mettra en place différentes chorales.

On lui doit beaucoup de compositions de chants religieux, notamment le chant de l’Exultet en Wolof qui est entonné lors de chaque Veillée pascale, mais aussi la traduction et l’arrangement musical de plusieurs Préfaces eucharistiques.

Un demi siècle au service de Dieu et des hommes !

Mais, « vieillissant, il fructifie encore, il garde sa sève et sa verdeur » (Psaume 91, 15) !

Maam Thiarah, heureux jubilé ! Ad multos annos !

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