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Le voyage des jeunes en Allemagne

Du 12 au 26 Mai 2019, une délégation de 13 personnes a effectué un voyage en Allemagne. Un groupe composé de neuf (9) jeunes, venus des quatre doyennés du diocèse et de quatre (4) encadreurs : Abbé Ousario Gomis, Directeur des Œuvres et responsable du volet jeunesse du partenariat, Abbé Samba Gaspard Thiaw, Aumônier des Jeunes du Doyenné du Baol, Mamby Ferdinand NDOYE, responsable du voyage des jeunes Sénégalais et de l’accueil des jeunes Allemands, Geneviève Marceline CISSE, chargée des volontaires Sénégalais et Allemands et de la traduction.

COMMENT AVONS-NOUS VECU NOTRE VOYAGE EN ALLEMAGNE ?

Le séjour des jeunes de Thiès en Allemagne a duré deux semaines (14 jours) très intenses sur la base d’un programme bien défini. Ce dernier tourne autour de trois centres d’intérêts (Prière – Echange -Solidarité), qui forment le triptyque du partenariat Thiès/Bamberg.

La prière est l’un des piliers du triptyque du partenariat. Ce point fort, nous l’avons vécu intensément, tout au long du programme par des célébrations eucharistiques. En plus de ces différentes célébrations eucharistiques, nous avons effectué une visite à la Résidence de l’évêque, son Excellence Monseigneur SCHICK et à la Direction des Œuvres, chez Abbé Norbert Förster. Nous étions aussi à Würzburg pour visiter le Grand Séminaire, la Cathédrale Saint-Kilian. Pour chacune de ces visites, le groupe a observé des moments de prière, et de recueillement.

L’échange, qui est un point essentiel du partenariat, s’est matérialisé à travers la connaissance de l’histoire allemande, l’éducation, l’initiation à la protection de l’environnement, la culture allemande… C’est ainsi que le groupe de cette année a eu l’opportunité, en sus des connaissances apprises à l’école sur l’histoire de l’Allemagne, de visiter le Camp de concentration de Weimar et de Mödlareuth. Les Américains appelaient  celui-ci « Little Berlin »; c’est un tout petit village de 50 habitants aux confins du monde. Comme Berlin, Mödlareuth devint un symbole de l’Allemagne coupée en deux. Après la seconde guerre mondiale un ruisseau insignifiant, le Tannbach, a d’abord constitué la frontière entre Mödlareuth-Est dans la zone d’occupation soviétique et Mödlareuth-Ouest dans la zone d’occupation américaine. Avec la fondation des deux Etats allemands en 1949 la partie du village se situant en Thuringe appartenant à la RDA et la partie bavaroise à la RFA.

Sur le plan de l’éducation, nous avons visité la Fachakademie für Soziale Arbeit in Bamberg. C’est un établissement de formation pédagogique des jeunes sur une durée de trois ou cinq ans, selon qu’on a le baccalauréat ou pas. Les élèves, à la fin de la formation, peuvent intervenir dans les garderies, les maisons de retraite, etc. Sur place, le groupe a fait une séance de peinture dont le thème central porte sur le partenariat. Nous avons également visité BERUFLICHE OBERSCHULE BAMBERG ; une école qui allie la théorie et la pratique dans la formation des jeunes.

D’une société à une autre, nous nous sommes aperçu que la culture se manifeste de diverses manières et elle est spécifique par rapport à une communauté donnée. La connaissance des valeurs, des normes, des règles, des symboles, des rites des autres pays ne peut être que bénéfique dans le cadre d’un échange mutuel. Cette manière de vivre, de faire et d’agir, les jeunes Sénégalais l’ont expérimenté lors de la journée dans les familles (familientag). Ladite journée est organisée au Sénégal à chaque venue des jeunes Allemands si bien qu’ils ont fini par l’adopter et la proposer au jeunes Sénégalais. Que ce soit au Sénégal ou en Allemagne, nous constatons, d’après les témoignages des jeunes, que c’est l’une des meilleures journées de leur séjour. Car, la journée dans les familles permet aux jeunes de découvrir une autre ambiance familiale, bref une autre culture.

La culture allemande, nous l’avons découverte aussi sur le plan culinaire avec les plats traditionnels qui montrent la spécificité d’une localité bien définie soit au Burg, soit dans les maisons lors de la journée ou d’invitation dans les familles, ou au restaurant.

Nous intéressant à la question de l’environnement, nous avons visité un centre de récupération et de traitement d’eau avec un système et un dispositif technologique qui pourraient être intéressants et très utiles dans un pays comme le nôtre. Avec les élèves de l’école Maria Walt, nous avons participé à une activité dénommée « 72 heures d’action social ». Dans ce cadre, un jardin a été créé au Burg, appelé « Jardin des droits de l’Homme » avec dix (10) tableaux installés contenant chacun un article tiré de la déclaration universelle des droits de l’Homme. Un jardin où nous avons eu l’honneur et la joie de célébrer la messe présidée par Abbé Gaspard le dimanche 26 Mai jour de notre retour au Sénégal. Par la même occasion, l’Abbé Gaspard a procédé à la bénédiction des lieux et des tableaux.

La solidarité se présentait sous une autre forme d’échanges et de soutien mutuel. Cette solidarité se manifestait aussi dans les jeux d’esprit ou d’efforts physiques effectués au parcours du combattant (Hochseilgarten, Niedrigseilgarten und Bogenschieβen). A travers les jeux tels que la marche sur les planches, le tronc de confiance, l’escaladâtes, la confiance réciproque entre les membres du groupe a été mise à rude épreuve. De tels jeux font appel à l’esprit d’équipe, de complémentarité et de solidarité. Et, comme l’adage le dit : « L’union fait la force ».

QUE POUVONS-NOUS RETENIR DE NOTRE VOYAGE EN ALLEMAGNE ?

Le voyage des jeunes en Allemagne et dans le cadre du partenariat est une véritable expérience de vie. C’est une activité de création de valeurs à travers surtout les découvertes de la culture du pays d’accueil (culture nationale, culture régionale, etc.).

Le partenariat, dans son sens le plus large, nous permet d’explorer une dimension interculturelle, d’aller à la rencontre des gens qui, à priori, n’ont pas les mêmes habitus que nous. Mais, grâce aux échanges et à l’esprit de solidarité tous peuvent, à moyen ou à long terme, développer des valeurs communes. Autant de dire que l’interculturalité ne se décrète pas, elle e vit et s’expérimente dans le temps. Elle requiert l’esprit d’ouverture à l’altérité et à la raison de l’autre.

Mamby Ferdinand Ndoye

 

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