CARITAS-THIÈS : de nouveaux équipements pour les producteurs agricoles…

Le mois de décembre semble bien augurer un bel avenir pour certains exploitants agricoles !

En effet, le 1er décembre dernier, dans la cour du Séminaire Moyen Sainte Anne de THIÈS, le Cercle régional des machines qui assure la coordination entre les cercles locaux, a réceptionné un important lot de matériels agricoles : il s’agit d’un tracteur flambant neuf et ses équipements.

Pour rappel, les cercles sont des groupements de producteurs qui s’associent pour mieux rentabiliser les équipements agricoles et supporter les coûts d’investissements qui sont souvent hors de portée.

Cette action s’inscrit dans la réalisation d’un projet global visant à promouvoir l’utilisation adaptée des machines agricoles. Il est financé par l’Association fédérale des cercles de machines (BMR), une Organisation allemande qui a soutenu la création de deux organisations d’agriculteurs sur le modèle des cercles de machines allemands (MR).

Ainsi, en coopération avec la Caritas locale, un réseau de machines a été créé à Kolda et à Thiès; dans le cadre du projet, un troisième cercle de machines devrait être établi à Ziguinchor.

L’objectif est notamment de mettre en place une structure de gestion nécessaire à la mécanisation agricole inter-exploitations adaptée via les deux offices de MR. La structure organisationnelle du MR comprend un certain nombre de petits « cercles de machines inférieurs ». Il y en a actuellement sept à Thiès (Fandène 1, Pambal 4, Mont-Rolland 2) et trois à Kolda (Bignarabé, Mampatim, Tankanto Escale), chacun ayant son propre conseil d’administration. La raison de cette solution à petite échelle est que les agriculteurs veulent se rencontrer dans leurs lieux de résidence respectifs et ont ont ainsi créé leurs propres structures à cette fin.

Le groupe cible du projet au niveau micro est principalement constitué d’environ 1 500 petits agriculteurs qui sont organisés par les trois cercles de machines à promouvoir. Les machines et les services fournis par les organisations d’entraide leur permettent d’introduire des méthodes de production modernes et de passer ainsi d’une agriculture de subsistance à une agriculture orientée vers le marché. La compétitivité et la capacité de commercialisation accrues des agriculteurs amélioreront également leurs revenus et leur situation en matière d’emploi et, partant, l’attrait du travail agricole.

 

L’organisation d’aide catholique Caritas (également promue par un partenariat diocésain avec le diocèse bavarois de Ratisbonne) est étroitement liée à la création des deux cercles de machines locaux existants. Grâce aux bonnes relations de Caritas avec les organisations locales d’agriculteurs et au travail des deux coordinateurs à temps partiel, ce projet précurseur a déjà pu mobiliser un nombre relativement important d’agriculteurs pour l’idée de projet sur deux sites et mettre en place deux cercles de machines. Cependant, sans le soutien de Caritas, ces organisations locales ne seraient pas encore en mesure de travailler durablement.

En outre, Caritas a également déjà mis en œuvre de nombreux projets pour divers donateurs, de sorte qu’il existe une bonne connaissance de la gestion de projets et du soutien technique aux groupes cibles. En raison de ce contexte, les sites de projet prévus sont fortement orientés vers l’organisation structurelle locale de Caritas au Sénégal.

À ce stade, il est également important de mentionner que la participation aux cours de formation et aux projets/programmes de Caritas n’est pas liée à une affiliation religieuse spécifique.

Pour sa part, Caritas-Thiès propose depuis un certain temps des formations à petite échelle pour les agriculteurs locaux et a mis en place un système de micro-crédit. Le diocèse dispose de machines et d’équipements pour la culture du sol que les agriculteurs peuvent emprunter même si ces derniers ne répondent pas nécessairement aux exigences agricoles locales.

Aussi, dans le cadre de ce projet, le rôle de Caritas est de fournir un soutien technique et organisationnel aux cercles de machines.

En somme, l‘impact direct et indirect du projet peut se résumer en ces quelques points :

  • la mise en place d’organisations d’entraide efficaces et durables d’agriculteurs sous la forme de cercles de machines et qui va contribuer à une agriculture productive et orientée vers le marché;
  • la contribution à une mécanisation appropriée; 
  • le transfert d’un savoir-faire pratique et adapté à l’agriculture sénégalaise, ce qui améliorera, à coup sûr, les conditions de travail, le potentiel d’emploi et les rendements, et donc la situation socio-économique des agriculteurs et des employés.

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