L’Agroécologie : Fondements Scientifiques et atouts pour la sécurité alimentaire

C'est le thème développé, samedi dernier, par le Professeur Ibrahima DIEDHIOU, Directeur de l'École Nationale Supérieure d'Agriculture du Sénégal de Thiès (ENSA). Il répondait à l'invitation de Caritas Thiès.

Ils étaient tous présents en cette matinée du 14 décembre dernier :

  • Le directeur de Caritas Thiès, Abbé Épiphane MBENGUE
  • La chargée de programmes de Caritas Thiès
  • Les chargés de projets et animateurs
  • Les membres des bureaux décanaux du comité diocésain
  • Un ingénieur agronome et un étudiant de l’ENSA accompagnant le directeur

Animée par le Professeur DIEDHIOU, Directeur de l’ENSA, à l’Université de thiès, la rencontre s’est tenue dans les locaux de Caritas, situés sur le Boulevard Mgr François-Xavier NDIONE.

Quatre principaux points ont constitué l’ossature de l’intervention du conférencier :

  • Le contexte d’émergence de l’agro écologie
  • Le fondement scientifique
  • Les différents types d’agro écologies
  • Et les atouts de l’agro écologie pour la sécurité alimentaire

Ainsi, pour ce spécialiste del’Agroécologie, la préoccupation dans l’agriculture a toujours été d’intensifier la production. Cependant, il faut reconnaitre que cette intensification a eu un coût élevé du point de vue environnement avec l’utilisation de toute sorte de d’intrants de synthèse (pesticides, engrais minéraux), compromettant ainsi même le potentiel de production des terres : dégradation des terres, renforcement des résistances des ravageurs, érosion de la biodiversité, déboisement, émissions de gaz à effet de serre, pollution des masses d’eau par les nitrates…

Aussi, est-il devenu  nécessaire et urgent pour les acteurs qui œuvrent pour le développement de l’agriculture de concilier productivité et préservation de l’environnement. C’est ce qui a donné naissance à l’Agroécologie.

Ce terme fut utilisé pour la première fois en 1928 par l’agronome russe dénommé BENSIN. A travers l’enseignement du Professeur, on peut nettement comprendre que l’Agroécologie est perçue par de nombreux chercheurs, malgré les divergences qui existent entre eux, comme une science qui cherche à comprendre les processus et relations écologiques d’un agroécosystème, afin de le manipuler pour améliorer sa production, tout en favorisant sa durabilité, avec le moins possible  de répercussions négatives sur l’environnement ou sur la société, et avec un minimum d’intrants d’origine extérieure. L’agroécologie repose sur la valorisation des services écosystémiques rendus par les fonctions et processus écologiques pour améliorer la productivité tout en préservant l’environnement.

L’agroécologie est perçue de  plusieurs manières : d’abord comme un mouvement social ; puis comme une discipline scientifique ou encore comme  un ensemble de pratiques agricoles.

Grâce aux importants acquis de la recherche qui sont disponibles, l’Agroécologie regorge de nombreuses pratiques permettant d’assurer la production et la préservation de l’environnement. Parmi ces pratiques on peut citer : l’association de cultures, la rotation de cultures, l’agroforesterie, le recyclage de la matière organique et des nutriments, l’association optimisée arbuste-culture (avec les espèces telles que Guiera senegalensis et Piliostigma reticulatum)…

Ces pratiques permettent l’amélioration et le maintien de la qualité du sol, mais aussi l’amélioration de l’alimentation hydrique des cultures et la résilience des exploitations agricoles face au changement climatique.

La dernière partie de la session a été  réservée aux discussions. Celles-ci ont alors permis au Professeur DIEDHIOU  de revenir sur certains aspects à partir de questions posées par les participants qui ont eu à faire aussi des contributions.

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