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Ils ont gardé la foi et la joie malgré la maladie

Ils sont près de 4000 pèlerins, malades et personnes âgées, en compagnie de leurs accompagnateurs, à se rassembler aux pieds de Notre-Dame de la Délivrande. Ils ont célébré dans la foi et la joie le pèlerinage national des malades ce Dimanche 10 Février 2019 à Poponguine. Ils ont gardé la foi ; ils ont gardé la joie malgré la maladie.

La 39e Edition du pèlerinage national des malades coïncide cette année avec la 27e Journée Mondiale du malade célébrée le 11 Février à l’occasion de la Fête Notre-Dame de Lourdes. La page d’Evangile de la guérison du paralytique (Lc 5,17-26) a été choisie comme principal texte de méditation de la messe présidé par Son Excellence Mgr Ernest Sambou, Evêque de Saint Louis.

Monseigneur Ernest Sambou a aidé les malades et personnes âgées à méditer sur le lien maladie-foi. Il montre que bien des fois, notre Seigneur Jésus-Christ guérit des malades sur la base de leur foi comme ce fut le cas pour la guérison de la femme qui avait des pertes de sang. « Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal » » (Mc 5, 34).

S’agissant du lien maladie-péché, Monseigneur renvoie à la guérison de l’aveugle-né. Il en résulte que la maladie n’a rien à voir avec le péché des parents encore moins avec celui du malade lui-même. Parfois, si la maladie arrive, c’est pour que s’accomplisse l’œuvre de Dieu. En général, ceux qui sont guéris deviennent des témoins, des disciples et des missionnaires.

Monseigneur montre que Jésus a souffert la Passion. Pourtant il est innocent. La Vierge Marie a souffert par compassion aux côtés de son Fils. Pourtant elle est l’Immaculée Conception. Beaucoup de personnes souffrent dans le monde. Pourtant elles sont innocentes. En tous les cas, précise encore Monseigneur, chacun a sa maladie. Que comprendre alors ? C’est qu’au fond, la maladie et la souffrance sont entrées dans le monde à cause du péché originel dont tous héritent avant qu’il ne soit enlevé par le baptême.

Mais Dieu ne nous abandonne pas. Contemplons le mystère de Noël : Jésus  est né pour nous et a pris notre condition humaine excepté le péché. Contemplons le mystère pascal : Christ a souffert pour nous et il est mort pour nous sauver. Nous pouvons donc comprendre pourquoi Jésus est si sensible à la maladie du paralytique.

Ceci étant, Jésus commence par pardonner au paralytique. Autrement dit, si nous ne sommes pas malades à cause de nos péchés nous sommes pécheurs. Mais, Jésus veut que nous soyons à la fois pardonnés et guéris ; il veut que nous soyons guéris corps et âme. Le pardon et la guérison sont des dons de Dieu.

A la fin de la méditation sur la maladie et la souffrance dues au péché d’Adam, mais aussi sur le pardon et la guérison apportés par Jésus, Monseigneur a souhaité :

  • Que les œuvres de Dieu soient manifestées en tous les malades
  • Que les malades ne perdent pas le goût de la vie reçue de Dieu
  • Que les malades gardent ou retrouvent le sourire, malgré tout
  • Que les malades rentrent chez eux moins malades, voire guéris

Au moment où un prêtre terminait l’Onction de l’huile sur le front et dans les mains d’un malade, celui-ci retient la main du prêtre et lui dit au creux de l’oreille : « Mon père, j’ai vécu aujourd’hui ce qui est dit dans l’Evangile : Lève-toi et marche ».

Qu’il en soit ainsi pour tous les malades, par l’intercession de la Vierge, Marie Notre-Dame de la Délivrande, Notre-Dame de Lourdes.

Amen.

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